đ PĂšlerinage du PĂšre Bernard Ă Fatima
Chers fidĂšles,
Soyez vivement remerciĂ©s pour votre grande gĂ©nĂ©rositĂ© qui mâa permis dâaller en pĂšlerinage Ă Fatima ! Et avec un accompagnateur ! Ce fut le P. Antoine-Marie de Araujo, qui parle parfaitement la langue que la Sainte Vierge utilisa avec les petits voyants de Fatima. Notre pĂšlerinage a eu lieu du 4 au 10 mars.
Ainsi jâai pu prier sur cette terre qui a bĂ©nĂ©ficiĂ© des apparitions de Notre-Dame le 13 de chaque mois, du mois de mai Ă celui dâoctobre 1917. La TS Vierge est apparue Ă trois petits bergers : Lucie, Jacinthe et François. Plusieurs apparitions dâun Ange qui sâest prĂ©sentĂ© comme lâange du Portugal, avaient prĂ©parĂ© les enfants Ă voir Notre-Dame. Jacinthe et François sont morts de la grippe espagnole peu dâannĂ©es aprĂšs les apparitions et ont Ă©tĂ© canonisĂ©s par le pape François ; un procĂšs de bĂ©atification a Ă©tĂ© ouvert pour Lucie qui, elle, selon la prophĂ©tie de la Sainte Vierge est restĂ©e longtemps sur terre ; elle termina sa vie comme carmĂ©lite Ă CoĂŻmbra en 2005.
Parti de lâaĂ©roport de Nantes, le mercredi 4 mars, notre avion nous a dĂ©posĂ©s en fin dâaprĂšs-midi Ă Lisbonne, oĂč nous avons Ă©tĂ© accueillis trĂšs fraternellement par la paroisse St-Nicolas, au centre de la ville. Câest dans cette paroisse trĂšs dynamique quâest cĂ©lĂ©brĂ©e la messe en rite extraordinaire par un prĂȘtre de lâIBP.
Le lendemain fut consacrĂ© Ă une visite de quelques sites de la ville ; en premier, lâĂ©glise construite sur le lieu de naissance de celui qui est invoquĂ© comme « saint Antoine de Lisbonne », mais plus connu comme « s. Antoine de Padoue ». AprĂšs la visite de la cathĂ©drale, ce fut celle de la vieille ville avec ses rues trĂšs animĂ©es et la grande place du commerce auprĂšs du port ; lâaprĂšs-midi, direction la tour de BelĂ©m qui dĂ©fendait lâentrĂ©e du port de Lisbonne et le monastĂšre des JĂ©ronimites, devenu malheureusement un musĂ©e.


Le soir, un diacre de la FraternitĂ© Saint-Pierre, originaire de Lisbonne, nous conduit jusquâĂ leur maison qui se situe Ă 3 mn du sanctuaire de Fatima, Ă la Cova da Iria. La premiĂšre visite fut pour la « chapelle des apparitions », sur le cĂŽtĂ© de lâimmense esplanade, avec la statue de Notre-Dame de Fatima Ă lâendroit mĂȘme oĂč se dressait un chĂȘne vert et oĂč Notre-Dame est apparue le 13 de chaque mois, de mai Ă octobre 1917. Câest le cĆur du sanctuaire de la Cova da Iria. Câest lĂ que Notre-Dame se prĂ©senta comme Notre-Dame du Rosaire et appela Ă prier pour la paix. Elle y rĂ©vĂ©la en juillet les fameux trois secrets.

Nous y prions Ă toutes les intentions de La RoĂ«, spĂ©cialement pour le petit Pierre et pour tous les malades. Juste Ă cĂŽtĂ© se trouve le lieu oĂč brĂ»lent les cierges, un cierge brĂ»lera Ă vos intentions.
Puis direction la basilique Notre-Dame de Fatima qui domine lâesplanade. Elle contient, dans les chapelles latĂ©rales, un autel en lâhonneur de chaque mystĂšre du Rosaire. Mais on sây rend surtout parce que lĂ se trouvent les tombeaux des saints Bergers : S. François dans le transept droit et Ste Jacinthe avec Ă sa droite Lucie dans le transept gauche. Je leur confie aussi toutes vos intentions.


De lâautre cĂŽtĂ© de lâesplanade, sâĂ©tend le complexe avec la chapelle de lâadoration perpĂ©tuelle, le lieu des confessions, une grande exposition sur le message de Fatima et, enfin, la rĂ©cente et immense basilique de la Sainte TrinitĂ©.
LâaprĂšs-midi, pendant que le P. Antoine-M. prĂȘche une rĂ©collection de carĂȘme auprĂšs des fidĂšles qui frĂ©quentent la maison de la FraternitĂ© St-Pierre Ă Fatima, un prĂȘtre italien sĂ©journant dans leur maison me propose de dĂ©couvrir deux joyaux de lâarchitecture religieuse du Portugal, deux monastĂšres cĂ©lĂšbres proches de Fatima : celui cistercien dâAlcobaça, fondĂ© dĂšs 1153, Ă lâaube de lâĂšre gothique, lors de la reconquĂȘte sur les mahomĂ©tans ; et celui de Batalha, couvent dominicain. FondĂ© en 1386 par Jean Ier pour cĂ©lĂ©brer la victoire dâAljubarrota sur les Espagnols, câest un pur joyau de lâart gothique, dĂ©crĂ©tĂ© modĂšle portugais du genre et panthĂ©on royal.

Au retour, Ă la tombĂ©e de la nuit, sous un ciel Ă©toilĂ©, visite du village des voyants, Aljustrel et des champs dâoliviers des Valinhos oĂč ils aimaient garder leurs moutons.

Le samedi aprĂšs-midi : chemin de croix en portugais avec les retraitants sur le flanc de la colline qui conduit aux Valinhos et domine le sanctuaire la Cova da Iria.

Dimanche, retour au village dâAljustrel, distant de 2 km de la Cova da Iria, oĂč je peux visiter les maisons oĂč habitaient les voyants. Dans celle de Jacinthe et François, on montre la chambre oĂč François est mort saintement.

En contre-bas de la maison de Lucie, dans son jardin, se trouve le cĂ©lĂšbre puits dâArneiro oĂč lâange est apparu aux enfants au cours de lâĂ©tĂ© 1916 et oĂč il les encouragea Ă prier beaucoup et Ă offrir des sacrifices pour rĂ©parer les pĂ©chĂ©s qui offensent Dieu, implorer la conversion des pĂ©cheurs et obtenir la paix dans le monde, mots dâordre qui prĂ©parent le message de Notre-Dame lâannĂ©e suivante.

Ensuite, marche vers les Valinhos ; lĂ se trouve un monument qui rappelle une apparition de Notre-Dame. EnfermĂ©s Ă Ourem par le prĂ©fet, ils avaient Ă©tĂ© empĂȘchĂ©s de se rendre Ă la Cova da Iria le 13 aoĂ»t et Notre-Dame leur apparut alors le 19 aoĂ»t, visite inattendue qui les rĂ©conforta au milieu des contradictions que suscitaient les apparitions.

Puis, montĂ©e sur la colline du Cabeço, endroit oĂč les enfants aimaient se rĂ©fugier dans une grotte lorsquâil pleuvait. Câest ici que lâAnge leur apparut une premiĂšre fois et leur apprit la priĂšre : « Mon Dieu, je crois, jâadore, jâespĂšre et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient, qui nâadorent, qui nâespĂšrent pas et qui ne vous aiment pas ». Plus tard, il leur apparut de nouveau tenant un Calice surmontĂ© dâune Hostie dâoĂč quelques gouttes de sang tombaient dans le Calice. Il leur apprend alors Ă rĂ©citer la priĂšre : « TrĂšs Sainte TrinitĂ©, PĂšre, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondĂ©ment et je vous offre les trĂšs prĂ©cieux Corps, Sang, Ăme et DivinitĂ© de Notre-Seigneur JĂ©sus-Christ, prĂ©sent dans tous les tabernacles du monde, en rĂ©paration des outrages, par lesquels Il est lui-mĂȘme offensĂ©. Par les mĂ©rites infinis de son CĆur SacrĂ© et du CĆur ImmaculĂ© de Marie, je vous demande la conversion des pĂ©cheurs. » Puis, lâAnge donne Ă communier le Corps Ă Lucie et le PrĂ©cieux Sang Ă Jacinthe et François en disant : « Prenez le Corps et le Sang de JĂ©sus-Christ, affreusement outragĂ©s par les hommes ingrats. RĂ©parez leurs crimes et consolez votre Dieu ».

DerniÚre visite à la Cova da Iria auprÚs de la chapelle des Apparitions, puis départ pour Porto.

Le lundi : messe dans lâĂ©glise moderne, mais vaste, des Dominicains, puis visite de la ville, sa cathĂ©drale, ses Ă©glises Ë en particulier la splendide Ă©glise des franciscains, transformĂ©e en musĂ©e Ë, son bord de mer. Mardi, vol vers Nantes et retour au couvent dans lâaction de grĂące pour ce beau pĂšlerinage.
La somme dâargent offerte a dĂ©passĂ© largement les frais occasionnĂ©s par ce pĂšlerinage. Aussi, cela permet, suivant la proposition du P. Jourdain, de complĂ©ter la sacristie de La RoĂ« par une belle chasuble rouge !
A tous bon et joyeux Temps Pascal !
Avec lâassurance de mes priĂšres Ă toutes vos intentions,
P. Bernard-Marie Laisney